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Ladytron à la Maroquinerie le 02/05/08  posté le vendredi 30 mai 2008 19:59

Blog de pippo : Poposphère, Ladytron à la Maroquinerie le 02/05/08

ARTICLE A PARAITRE

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M83 à la Maroquinerie le 29/04/08 -ebauche  posté le samedi 03 mai 2008 19:54

Blog de pippo : Poposphère, M83 à la Maroquinerie le 29/04/08 -ebauche

...Sur Before the Dawn heals us, les phrases vont droit à l'essentiel : brèves, imagées en effet carte postale, accrocheuses, et dispersées (les feux d'artifices qui explosent les étoiles)- sans pour autant tomber dans la mièvrerie facile. Sur Digital Shades, en évoquant des bouts de paysages -sifflements d'oiseaux, sursauts de vagues...- Gonzales (Anthony, à ne pas confondre avec le canadien gominé, Gonzo) ne montre pas qu'un coucher de soleil mais transporte au sommet de la plaine pour le contempler. Sur Saturday=Youth, dernière oeuvre à ce jour de la galaxie, on redescent sur terre, "another day" comme Brian Eno, on retire son casque, et on passe parfois le micro à une femme. Et c'est vrai que par moment ça sonne goth, certaines compositions - avec voix filtrée et chant angélique- renvoient à des groupes comme L'Ame Immortelle (Skin on the Night) ou bien à BlutEngel, ou encore  à Cocteau Twins (Up!).  Quelques jours après sa sortie, M83 entame sa tournée, et joue ce 29 avril à La Maroquinerie, première occasion de le voir. Avant tout, on sera d'accord ou pas, mais M83 dans une petite salle, c’est dommage. Pas pour la petite salle mais pour les sonorités planantes : si elles transforme le sous-sol en une sorte de pièce flottante, en un large aquarium aérien, elles, ne parviennent pas à se déployer. Comment dire, de toute façon la plupart du temps on a les yeux fermés, tant mieux. Dans une petite pièce où les miroirs aux murs donnent une sensation visuelle de profondeur, comme si c'était vrai, comme si c'était étendu, comme s'il y avait, nulle part autre que devant, un couloir à franchir mais qu'il était déconseillé d'y aller, pour le principe de ne pas dépasser l'illusion, pour ne pas se cogner contre le verre. L'illusion d'optique oui, mais manque d'illusion auditive. Voir M83 à La Maroquinerie, c'est un peu comme voir La Guerre des Etoiles sur une petite télé.

Il y a à peine quelques mois, pour rester dans le français, Tellier (après le Centre Pompidou) et Turzi mixaient au Bataclan. Ce qui devait être une petite présentation de Sexuality s'est transformé en une messe moite et psyché (tout en glissant du eagles et quelques petites autres kitsheries, non malvenues en fait) ; on se souviendra des jolies images diffusées des deux côtés de la salle.

(commentaire inachevé, j'y reviens)

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Blonde Redhead au Nouveau Casino le 17 avril 2008  posté le mercredi 23 avril 2008 23:23


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Après avoir assuré la première partie d'Interpol au Zenith en Novembre dernier, Blonde Redhead revient dans un cadre plus exclusif cette fois au Bataclan. Comme quoi les critères de sélection préliminaires pour des concerts se fondent davantage sur la popularité d’un groupe que sur sa discographie (7 albums pour Blonde Redhead contre 3 pour Interpol !). Bref, pour cette fois pas de rivalité entre première et deuxième partie, sachant que le premier groupe (Devastations) n'a pas suscité grande extase : pendant une demi heure (déjà trop longue) un rock expérimental plus chiant qu'excitant, malgré une conclusion, saisie d'une oreille, légèrement plus ambitieuse et plus spectaculaire. A peine le temps de faire un dernier aller retour au bar -étant donné qu'une bonne partie de la foule s'y était allègrement ruée pendant Devastations- on reconnaît Falling Man plus introductif qu'immédiat, répandant un son encore trop brouillon, contrastant avec la production plus lisse de leurs derniers albums. Arrive rapidement l'un des plus beaux titres de 23, et d’ailleurs le plus rock, Spring and by Summer fall, qui, malheureusement, ne conserve pas son intensité originelle, la voix cristalline du mâle un brin enfouie sous l'avalanche de guitares, sous un son trop élevé qui ne permet pas d’en saisir toute la subtilité. Petit à petit, la déception se fait sentir. D'abord, dû au manque évident de complicité entre le rital et la japonaise qui, en exposant leur progéniture musicale sous les lumières rouge et verte des projecteurs, n'étincellent pas à la manière d'autres groupes-couples à la Dresden Dolls ou à la Kills. Ces derniers, en affichant leurs ébats sentimentaux comme un jeu de scène supplémentaire et forcément sincère -sans pour autant nous rendre plus voyeurs que spectateurs- ajoutent à leurs compositions un climat de sensualité fusionnelle qui laisse béat. Ce qui n'est pas exactement le cas ici ; les musiciens, tellement bien disposés (à gauche Kazu, à droite Amedeo, et entre les deux, au fond Simone, d'une discrétion absolue, bidouillant dans son coin) demeurent la plupart du temps statiques, comme le public, ultra discipliné. On se demande alors où sont passés les amants qui, sur Misery is a Butterfly, se cherchaient et se croisaient, au détour d'un Pink Love (plus qu'un duo, qu'une rencontre, une étreinte), bien espéré en feu d'artifice final. Le seul morceau en commun (le cas aussi sur 23) reste Publisher avec les quelques mots de Kazu à la fin mais sans partage de micro ni échange de regard. Ensuite, le reproche peut être fait concernant le manque d'échange  avec le public, même si cela fait apparemment partie des habitudes du groupe, et qu'on a eu droit ce soir à plusieurs apartés de la part de Kazu à considérer comme un honneur : des remerciements à plusieurs reprises clamés en français ainsi que des commentaires rapides, notamment après la somptueuse balade Melody « le titre le plus difficile à jouer de notre répertoire » précise-t-elle avec fierté et timidité. Il faut admettre que la demoiselle excelle de classe et d'élégance tout le long du set : un chant souple et juste, sans débordements, sans exagérations, un laissé-allé de petits cris quasi orgasmiques pendant une minute (alors que sur The Dress, les souffles étouffés étaient pré-progammés, dommage), et fréquemment de charmants déhanchements. Un morceau comme Equus s'avère, à mon goût, moins crispant que sur album, dynamise la salle et remonte le niveau : sa voix s'élève et se fait plus nerveuse, donc on serait tenté de dire plus enthousiaste, plus énergique, plus prenante. A retenir également, le morceau qui lui a précédé, Melody of Certain Tree, et la fabuleuse transposition du brumeux et curieux 23 qui prend toute son ampleur ici avec son lalala (en)trainant. Mais si, à quelque chose près, les dix morceaux de 23 brillent par leur finesse, leur harmonie, leur douceur, le live ne procure pas les mêmes frissons. Ce qui était doux devient souvent étrangement mou, et il manque trop de grains de sucre pour rendre l'ensemble véritablement onctueux. Avec un opus de ce nom, il aurait aussi été intéressant pour la symbolique « numérologique » de jouer 23 titres, ce qui était largement réalisable, vu la quantité de morceaux en réserve, et puisque, de surcroit, les pauses sont relativement courtes et qu'il n'y a pas de prolongements instrumentaux ou de répétitions interminables. Le set s'est avéré plus court qu'imaginé, avec, en forme de rappel, l'annonce d'une mini deuxième partie (un quart du concert) un peu plus chargée, avec les morceaux cités, et une mention spéciale accordé au disco Silently sur un ton ocre interprété avec malice. Pendant que l'on entend résonner des noms de titres suggérés aux quatre coins de la salle mi tiède mi magnétisée (on ne saura pas dire précisément s'il s'agit de relâchement ou bien d'intense concentration), les premières notes de Misery is a butterfly soulève la satisfaction générale avec un ouaaais qui ricoche de gauche à droite, comme dans une attraction de type grand 8.

On ne peut parler de déjà vu ou de déjà fait à coup de comparaisons qui révéleraient un cynisme franchement déplacé et rendrait coupable le plaisir d’apprécier Blonde Redhead. En revanche on peut parler de déjà vu quant au groupe qui n’a pas su créer de véritable étonnement en se contentant de balancer leurs morceaux, tous indéniablement très bons, sans leur donner une dimension à laquelle on pouvait s’attendre. On aurait exigé plus d’électricité, d’élasticité, de théâtralité. On assiste donc à un résultat scolaire plutôt que solaire, avec, en plus, une Kazu détenant des cahiers à priori pas toujours très bien organisés ! Sans oublier toutefois les quelques moments de lueur, et la joie intacte qu’on aura, une fois de retour chez soi, à placer leurs disques sur la platine.   

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Images of Sigrid  posté le lundi 21 avril 2008 17:17

Blog de pippo : Poposphère, Images of Sigrid

Images of Sigrid , en disque de la continuité, ferait presque passer le premier pour une présentation, une invitation à l'écoute et une incitation à la confiance, faire dire que ce n’était qu’un début. C'est d'ailleurs ce qui se ressentait dans leurs shows quand ils ne jouaient qu'une partie figurant sur l'album pour y coller des mises en bouche annonçant l'arrivée d'un album alléchant. Ainsi, en ayant déjà entendu une petite partie de Images of Sigrid, le résultat pouvait difficilement décevoir. En fait, il ne fait que dépasser l’éponyme en secouant tout sur son passage à grands coups de baguette (magique), de complaintes tranchantes et d’arrangements tout en finesse pour un Images Of Sigrid calibré, composé de plusieurs emprunts disparates selon les influences de chaque membre, tout cela pour livrer un produit homogène mais foncièrement imprévisible. Alors oui les comparaisons tombent, mais là où l’on peut affirmer une bonne nouvelle, c’est que Poni Hoax sonne comme du Poni Hoax, oui, maintenant ils sont bel et bien identifiables et, avec treize titres en guise de confirmation, carrément fiables. L'entrée en la matière trouble avec ses boucles hypnotiques et angoissantes sur un Paper Bride qui laisse la voix altière de Ker résonner sur un tempo aux pouls agités (bouleversant quand il insiste sur le stay with me), où l’on croirait entendre des extraits de portes grinçantes, où on le verrait bien faire un surplace désespéré. Aux premières envolées, on y entendrait presque des faux airs de Paint it Black. Retour du concept déroutant d’un deuxième titre non interprété par Nicolas Ker en personne, sauf que là il ne s'agit plus d'Olga Kouklaki mais toujours non moins d'un potentiel tube dancefloor lascif et sombre, en mode talk-over nonchalant, avec ses puissants synthés, et l'apparition d'un nouvel instrument : le saxophone. L'album décolle pour de bon avec Pretty Tall Girls et ses turbulences, au milieu desquelles l'agitation de Ker donne envie de sautiller au point d'envoyer en l'air la cigarette qu'on venait d'allumer, juste après que ce pauvre oiseau ait brûlé. Le phénix renaît bel et bien de ses cendres : Ker, qui savait tempérer sa douleur, sait aussi empoigner le micro pour la hurler sans retenue, à la manière d’un Bowie période Heroes quand il est dans l’Hypercommunication, titre très dépechemodien dans l’allure, avec un virage de chœurs inattendus, ou se déchainer en même temps que les guitares sur le pêchu You’re gonna miss my love. Le bien nommé Antibodies annonce qu’il peut-être festif, et témoigne de l’arrogance affichée et assumée, avec l’explication qui suit pour justifier le sens du morceau : "c'est parce que je ne me souviens pas du visage des filles avec qui j’ai couché". Les mouvements convulsifs opérés pendant l’écoute de Images of Sigrid éclabousseraient la piste autant de sueur que de larmes (Crash Pad Driver), et de légers mouvements de tête replongeant dans un passé à peine achevé, en effet rétroviseur sur une grande plaine crépusculaire avec, les mains sur le volant, une femme à côté de laquelle on s’entend susurrer un doux refrain nostalgique (Soundtrack of your fears), paradoxalement le morceau le plus rassurant. Et cela juste après avoir croisé des paysages parsemés de cowboys dans le morceau Images of Sigrid,  où les passages de guitares et de violons font lointainement écho aux « Weddoes » quand ils croisaient Ennio Morricone dans leur dernière épopée fantastique (Take Foutain, 2005). Le groupe rebouche un fossé entre l’ambiance westernienne et le poum tchack d’un son west coast dans la lignée de ce que Timbaland sait faire de plus percutant et clinquant sur My Own Private VietnamPoni Hoax, en grande forme – comme si Ker, ultra prolifique (trois groupes à mener et plusieurs interventions, notamment sur le très intéressant Lazare de Principles of Geometry, l’année dernière) cherchait, non pas seulement à faire revivre les 80's,  mais à rattraper le temps, le sien et celui du groupe, et à le faire avancer de toute urgence. S’il reste pour le moment cloisonné dans la catégorie groupe de rock français pour branchés, il ne manque pas d’électricité et mérite d’exploser. Poni Hoax restera : pour le qualifier, on pourrait employer le terme désuet de mortel, et le placer d'ores et déjà dans le rang des immortels.

 

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Where you now are ? (Où sont les Field Mice?)  posté le samedi 05 avril 2008 12:59


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Early morning by the harbour
The clouds above form one sheet that's grey
Early morning by the harbour
Where you are
Where you now are
You have nothing to live up to
You have nothing to live down
Emma's house is empty
so why do I call it Emma's house?

Five to six that's what the time is
the cold cuts through my shirt of cotton made
Five to six that's what the time is
Where you are
Where you now are
You have nothing to live up to
You have nothing to live down
Emma's house is empty
so why do I call it Emma's house?

Where you are
Where you now are
You have nothing to live up to
You have nothing to live down
Emma's house is empty
so why do I call it Emma's house?

Emma's House by The Field Mice

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